Cette région du nord de l’inde (province du Jamu-Cachemire) se situe dans la plus haute vallée peuplée de l’Himalaya à plus de 4 000 mètres d’altitude. Le Zanskar rejoint le toit du monde à des hauteurs de 7 000 mètres et reste isolé quasiment huit mois par an. Même les hautes vallées, situées à 3 500 mètres, restent bloquées par la neige bloquant les accès par les cols. Pour rejoindre le Ladakh voisin, une seule voie est alors possible : le fleuve Zanskar. Avec l’avancée de la route, 3/4 jours de marche permettent de franchir les gorges en marchant sur le fleuve gelé. Si la glace est mince, ce parcours peut être une véritable aventure.
L’aventure pour moi et mes compagnons de voyage, a surtout été une aventure humaine. Les rencontres et échanges avec les habitants de ces très petits villages totalement isolés et qui vivent en quasi autarcie nous ont fortement marqués.
La chaleur et la simplicité de leur accueil nous ont profondément bouleversé. La vie dans cette région reste très difficile et les jeunes hommes souvent mieux formés cherchent du travail à l’extérieur laissant ainsi aux femmes le travail des champs et l’éducation des enfants.
La création d’une route facilitant l’accès aux vallées (en cours) aura un impact très important sur la vie des zanskaris. Cette route facilitera l’accès à certains services pour tous ces villages isolés mais, elle amènera aussi des populations et des activités qui bouleverseront les modes de vie (tourisme indien…) et l’économie locale.
Les impacts du réchauffement climatique se font déjà sentir (fonte des glaciers) et l’avenir des villages sera très vite menacé par le manque d’eau pendant la période ou poussent les cultures…

 

Bernard Monnet

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